Comment agir face aux troubles de l’audition ?

Parce que les troubles auditifs sont invisibles, on a parfois tendance à les négliger. Mais ils peuvent à terme générer un profond mal être et être source d’isolement. D’où l’importance de s’en préoccuper dès les premiers signes d’alerte.

Comment agir face aux troubles de l’audition ?

L’importance du dépistage

Si le dépistage est proposé dès l’âge de 45-50 ans dans le cadre de la médecine du travail, il est plus précoce et plus régulier dans les milieux professionnels à risque, comme le milieu militaire. Lorsqu’un risque de déficience a été identifié à l’issue du dépistage, différents tests auditifs permettent de poser le diagnostic :

  • l’audiométrie tonale, test le plus répandu, qui vise à détecter des réflexes ou réactions en réponse à des stimuli sonores couvrant les différentes fréquences du spectre vocal (des graves aux aigus) ;
  • l’audiométrie vocale qui permet d’évaluer l’aptitude de la personne à comprendre la parole et permet de confirmer les résultats obtenus à l’audiométrie tonale ;
  • les otoémissions acoustiques qui sont au fondement du dépistage des troubles auditifs des nouveaunés et permettent de vérifier le bon fonctionnement des cellules ciliées et de l’oreille moyenne ;
  • les potentiels évoqués auditifs automatisés qui visent à vérifier le bon fonctionnement de la cochlée (organe situé au niveau de l’oreille interne) et du nerf auditif. Pour réaliser ce test, les spécialistes posent des électrodes sur le cuir chevelu du patient et stimulent les oreilles avec une intensité sonore.

 

Les traitements existants

Ils ont pour objectifs de rétablir ou d’amplifier l’intensité des vibrations parvenant à l'oreille interne et de corriger l'anomalie en cause dans la survenue du trouble auditif. 

Ils sont au nombre de quatre :

  • La chirurgie, utilisée en cas de dysfonctionnement de la chaîne tympano-ossiculaire (exemple : perforation du tympan).
  • Les aides auditives en cas de déficits auditifs légers à modérés. Il convient de distinguer les aides en conduction aérienne (son capté, amplifié puis réémis via un écouteur placé dans le conduit auditif externe), des aides en conduction osseuse (son capté, puis retransmis à l’os du crâne via un vibrateur situé derrière l’oreille).
  • Les implants en cas de surdité sévère, voire totale. Comme pour les aides auditives, il en existe deux sortes. Les implants d’oreille moyenne fonctionnent sur le principe de conduction osseuse et sont fixés sur un osselet ou à proximité de l’oreille interne. L’implant cochléaire (prothèse auditive) transforme les sons en signaux électriques qui sont transmis au nerf auditif.
  • Les traitements combinés qui associent une aide auditive et un implant chez des patients atteint d’une surdité sévère avec un reliquat d’audition.