A qui s’adresser ?

Sur le terrain, après un événement susceptible de conduire à un stress post-traumatique (SPT), le militaire est vu par sa hiérarchie, par le médecin des forces et éventuellement par un psychologue, la plupart du temps dans les premières quarante-huit heures. A ce stade, il s’agit surtout d’informer, de repérer les risques de SPT et d’orienter la personne vers un suivi ultérieur.

A son retour, le militaire peut contacter le centre médical des armées (CMA) auquel il est rattaché pour consulter son médecin d’unité, véritable pivot de son parcours de soins. Parler de son ressenti lui permettra d’évacuer les tensions et de retrouver un peu de sérénité. Mais parfois, la cicatrisation se fait mal et le SPT s’installe. Une fois les symptômes identifiés, le médecin d’unité adresse le malade à ses confrères psychiatres et psychologues au sein du CMA ou en hôpital d’instruction des armées (HIA) afin de mettre en place un traitement et une psychothérapie adaptée. Dans certains cas, pour des raisons de proximité géographique, la prise en charge pourra être faite par un psychiatre civil compétent en matière de SPT, indiqué par le médecin d’unité ou le psychiatre de l’hôpital militaire.

Le numéro d’appel Ecoute Défense (08 08 800 321) permet en outre aux militaires, aux anciens militaires, aux civils de la Défense et à leurs familles de joindre anonymement des psychologues du service de santé des armées vingt-quatre heures sur vingt-quatre et sept jours sur sept.