L’andropause n’est pas systématique

L’andropause n’est pas systématique

Le déficit en testostérone lié au vieillissement, ou andropause, est un phénomène beaucoup plus subtil et variable que la ménopause ne l’est chez les femmes.

Cette carence hormonale peut intervenir à des âges différents dès la quarantaine et ne concerne que 10 à 15 % des hommes qui consultent pour des troubles de l’érection. « Outre la mauvaise qualité érectile, l’andropause induit une perte de la libido, des difficultés à éjaculer et une diminution des érections matinales et nocturnes », précise le docteur Gilbert Bou Jaoudé.

Si certains hommes ne seront pas affectés par ces désagréments (il n’y a plus de libido), d’autres, pour qui la sexualité est psychiquement fondamentale, peuvent particulièrement mal le vivre.

Pour y remédier, plusieurs solutions, et tout d’abord retrouver une bonne hygiène de vie : la plupart du temps, avec une alimentation équilibrée et la reprise d’une activité physique régulière, le taux de testostérone s’améliore nettement.

Si besoin, un traitement hormonal pourra également être prescrit. « La baisse de la fonction érectile peut aussi être due à autre chose : il s’agit bien plus souvent de problèmes vasculaires liés à l’âge. On utilisera alors plutôt des vasodilatateurs des artères du pénis (de type Viagra, NDLR), des crèmes locales ou des injections intracaverneuses. »

Quel que soit le traitement, rappelons qu’il s’agit bien de retrouver une érection qui corresponde à l’âge du patient, et non à ce qu’il a pu connaître plus jeune.