La ménopause ne marque pas la fin du désir

La ménopause ne marque pas la fin du désir

Tournant majeur dans la vie d’une femme, la ménopause intervient généralement autour de 50 ans. Marquée par la chute du taux d’œstrogènes et l’arrêt de l’ovulation et des règles, elle s’accompagne le plus souvent de nombreux symptômes : lubrification intime insuffisante, sensations de plaisir et d’excitation amoindries ou encore fragilité de la peau au niveau du vagin.

Ces derniers s’installent dans la durée, bien au-delà de la cinquantaine, et affectent le confort sexuel. « A cela s’ajoute la façon dont la femme va vivre cette période particulière, souligne le docteur Gilbert Bou Jaoudé, sexologue et président de la Société francophone de médecine sexuelle (SFMS). Si pour elle la féminité reste liée à la fertilité, elle aura tendance à se dire qu’elle bascule dans la vieillesse et qu’elle n’est plus désirable. »

Fort heureusement, la ménopause ne signifie pas que la sexualité sera désormais perturbée. « Tout dépend de la qualité de la relation dans le couple : plus une femme est épanouie avec son conjoint, plus la vie sexuelle sera préservée, explique le docteur Bou Jaoudé. Un couple complice saura s’adapter au nouveau fonctionnement du corps, par exemple en utilisant des lubrifiants. » Parfois, un traitement hormonal substitutif (THS) pourra également améliorer le confort des rapports, mais à condition que la sexualité soit déjà existante et que la patiente y trouve un intérêt.

Enfin, il faut savoir que, chez les femmes de plus de 55 ans, une relation sexuelle satisfaisante n’est pas forcément celle où l’on accomplit de grandes performances physiques.