QUELS SONT LES RISQUES POUR LA SANTE ?

QUELS SONT LES RISQUES POUR LA SANTE ?

On peut avant tout rappeler que l’absence de combustion explique l’absence de monoxyde de carbone (CO) et de goudrons. Le vapoteur inhale en effet de la vapeur, composée de propylène glycol et de la glycérine végétale chauffés et qui se transforment en vapeur (appelé également aérosol).

Une étude menée par ML Goniewicz en 2014 a montré qu’il y avait de 9 à 450 fois moins de substances irritantes et cancérogènes dans la vapeur des e-cigarettes que dans la fumée de tabac.

D’autre part, une étude récente (publiée en 2017 dans Annals of Internal Medicine) vient de démontrer que les e-cigarettes ne délivrent pas plus de produits toxiques que les substitutifs nicotiniques (comme les patchs) et que les e-liquides et les aérosols produits par les cigarettes électroniques ne sont pas cancérigènes.

Les vapoteurs observent parfois de la toux et une irritation de la gorge, qui peut être lié à un dosage en nicotine trop élevé, ou tout simplement parce que la gorge est asséchée par le vapotage.

Le ministère de la santé anglais (NHS) a dit en 2015 que la e-cigarette était 95% moins nocive que le tabac et qu’elle pouvait représenter une alternative au tabac : les médecins généralistes anglais peuvent la prescrire sur ordonnance.

 

Le vapotage passif

Une étude française (Revue des maladies respiratoires, 2013) a étudié le devenir de la vapeur chez le vapoteur, en le comparant avec celui de la fumée de tabac ou de chicha. Il a été observé que la persistance dans l’air est beaucoup plus courte pour les particules de vapeur que pour celles de la fumée de tabac (30 secondes vs 20 minutes). La vapeur des e-cigarettes ne présenterait donc pas de risque réel de « tabagisme passif ».

Une étude plus récente (Marco & Grimalt, 2015) montre que le taux de nicotine dans la vapeur expirée est bien plus faible que celui de la fumée de tabac expirée : 7 fois moins avec les cigarettes électroniques de 2e génération.

 

Cigarette électronique et tabac chauffé, attention à la confusion

L’industrie du tabac a commercialisé de nouveaux dispositifs, Ploom en 2014 et Iqos en 2017. Rien à voir avec une cigarette électronique, même si la confusion est grande. Il s’agit de tabac vaporisé après avoir été chauffé.

Ploom a été commercialisé avec des capsules contenant du tabac, mais la composition n’est pas connue. De plus, il faut l’utiliser dans les 10 minutes, ce qui oblige à une utilisation rapide et renforce la dépendance à la nicotine. Et au vu du coût unitaire des capsules Ploom, cela incite à en tirer le maximum pendant ces 10 minutes, et renforcer sa dépendance à la nicotine. A la différence de cette utilisation rapide le vapotage lui s’étend sur toute la journée. En effet, le vapoteur va prendre 3 bouffées, puis arrête et recommence régulièrement au cours de la journée.

On s’interroge sur l’innocuité d’Iqos car le tabac est plus que chauffé et il y a aussi de la combustion avec du monoxyde de carbone voire d’autres substances toxiques.