Accompagner un collégien fragilisé

Accompagner un collégien fragilisé

Accompagner un collégien fragilisé, qu’il souffre de troubles dys (lire également notre dossier sur les troubles dys), d’une maladie chronique ou qu’il soit en situation de handicap, peut vite devenir un véritable parcours du combattant.

Si des aides et des aménagements spécifiques existent, encore faut-il en avoir connaissance et savoir à qui s’adresser. Lorsque votre enfant présente des difficultés sévères, vous pouvez demander la reconnaissance de son handicap à la maison départementale des personnes handicapées (MDPH).

Cela lui permettra de bénéficier d’un projet personnel de scolarisation (PPS), qui donnera lieu à divers aménagements comme un tiers temps, les photocopies des cours, des dictées à trous, l’attribution d’un ordinateur avec logiciel d’aide à la lecture ou le soutien d’une auxiliaire de vie scolaire (AVS) en classe…

Autre possibilité : l’intégration de votre enfant en unité localisée pour l’inclusion scolaire (Ulis). Ces classes accueillent des groupes réduits d’élèves qui présentent le même type de handicap (troubles dys, troubles envahissants du développement, troubles multiples associés) et dispensent un enseignement adapté.

En cas de maladie nécessitant un traitement médical ou un régime alimentaire particulier, vous pouvez demander la mise en place d’un projet d’accueil individualisé (PAI) au directeur de l’établissement.

Ce dispositif, établi en concertation avec le médecin scolaire et l’équipe éducative, permet de mettre en place les adaptations nécessaires (aménagements d’horaires pour la prise des médicaments ou les examens médicaux, régime d’éviction spécifique à la cantine, organisation des soins).

Enfin, si vous suspectez une difficulté particulière chez votre enfant qui n’aurait pas encore été diagnostiquée (par exemple un trouble dys), la première chose à faire est de vous adresser à votre médecin traitant ou au médecin scolaire. Ils détermineront s’il y a lieu d’entreprendre un bilan pluridisciplinaire, réalisé par des spécialistes. L’étape du diagnostic est fondamentale : elle permet de poser des mots sur une profonde souffrance. L’enfant jusque-là jugé à tort paresseux et peu motivé comprend enfin pourquoi il n’y arrive pas. Le regard de ses parents change également : savoir leur permet d’entrer dans une relation d’aide, de soutien et d’encouragement plus sereine.

Dernier conseil : il existe aussi des associations de patients, comme la Fédération française des dys ou l’Association asthme et allergies, très compétentes sur toutes ces questions.