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Forces armées

Le sport, une étape indispensable au rétablissement

Qu’elle soit physique ou psychique, la blessure fait partie des risques du quotidien des militaires. Pour faire face à cette épreuve après le rétablissement, le sport est un allié indispensable à la reconstruction.

Se reconstruire

Entre 2009 et 2017, plus de 550 d’entre eux ont été blessés à la suite de faits de guerre, lors d’opérations extérieures. Entre 2016 et 2017, toutes armées confondues, 566 personnes ont également été concernées par un état de stress post-traumatique1, qui est considéré comme une blessure psychique.

Après les soins médicaux qui peuvent parfois durer plusieurs mois, se reconstruire n’est pas simple. Mais la pratique d’un sport peut aider. Cette activité, si importante dans le quotidien des militaires, contribue au rétablissement physique et psychologique. Une pratique adaptée et régulière permet au blessé de remobiliser plus vite son potentiel physique, de retrouver sa place au sein d’un groupe et de reprendre confiance en lui et en ses capacités.

« Le sport en général, et le handisport en particulier, pour les blessés en situation de handicap, sont des outils indispensables pour se reconstruire. »

Commissaire en chef 1re classe, HERVÉ PICCIRILLO, commandant du Centre national des sports de la Défense (CNSD)

Tester, pratiquer, progresser

En 2014, le ministère de la Défense s’est engagé à optimiser le parcours médical et administratif des blessés de la Défense. Dans le cadre de son plan Sport 2020, il a par ailleurs entrepris un renforcement des actions de reconstruction et de réinsertion par le sport.

Un parcours a été mis en place pour permettre à chaque blessé de découvrir « son sport », de le pratiquer avec des moniteurs spécialisés et de progresser à son rythme. Il est piloté en particulier par le Centre national des sports de la Défense (CNSD) en collaboration avec la Fédération des clubs de la Défense (FCD), le Cercle sportif de l’Institution nationale des Invalides (CSINI), le Service de santé des armées (SSA), les Cellules d’aide aux blessés, les associations d’entraide et l’Office national des anciens combattants et victimes de guerre (ONAC-VG).

Ce parcours n’est en rien obligatoire pour les blessés de la Défense. Chacun peut pratiquer librement des activités sportives à son rythme et dans le cadre qu’il souhaite.

Unéo soutient les blessés de la Défense

Pour Unéo, il est essentiel de protéger les plus fragiles au sein de la communauté défense, en particulier ses blessés. Pour cela, la Mutuelle soutient des initiatives pour les aider à se reconstruire par le sport (stages sportifs, Ad Victoriam, RMBS…) et participe à des événements à leur profit, tels que des compétitions de golf ou des concerts caritatifs.

Note
(1) – 12e rapport du Haut comité d’évaluation de la condition militaire (HCECM) 2018.

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