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Forces armées

Le parcours de reconstruction par le sport

Au cours de leur convalescence, le Centre national des sports de la Défense (CNSD) rencontre les blessés physiques et psychiques à l’hôpital. Il leur propose alors d’intégrer un parcours individualisé de reconstruction par le sport, qui commence après la rééducation.

Étape 1 : Renouer avec le sport et tisser des liens

C’est l’objectif des Rencontres militaires blessures et sports (RMBS). Ces stages multisports permettent de faciliter le retour à l’activité sportive et de trouver « sa discipline » après une blessure qui peut entraîner une perte d’autonomie, des douleurs à l’entraînement ou encore une rééducation longue.

Depuis 2012, la Cellule d’aide aux blessés de l’armée de terre (CABAT) organise une fois par an les RMBS pendant trois semaines. Les participants ont alors l’occasion de pratiquer divers sports adaptés à chacun : natation, golf, course d’orientation, basket-fauteuil, équitation, tennis de table, escalade… Ces stages sont aussi des moments d’échanges, de camaraderie et de solidarité entre « frères d’armes ».

Étape 2 : S’orienter vers une pratique régulière

Après les RMBS, les blessés de la Défense peuvent poursuivre le parcours de reconstruction lors de stages sportifs ciblés. Organisés par leur unité militaire, le Centre national des sports de la Défense (CNSD), la Fédération des clubs de la Défense (FCD), les cellules d’aide aux blessés1 ainsi que la Fédération française handisport, ces stages permettent aux blessés de se perfectionner et de s’orienter vers le sport de leur choix. Quelques exemples :
  • Les stages CReBAT (Centre ressources des blessés de l’armée de terre) destinés aux blessés psychiques, proposés par la Cellule d’aide aux blessés de l’armée de terre (CABAT). Objectif : améliorer leur motivation, leur bien-être et leur estime de soi.
  • La Direction des blessés militaires et sports (DBMS) du CNSD accueille des militaires blessés, pour les initier à des sports comme l’aviron.
  • La filière équestre joue également un rôle important dans la reconstruction des blessés, notamment via des stages de médiation équine où le contact avec le cheval va aider le blessé à dépasser son traumatisme. La relation instaurée avec l’animal peut lui permettre de ressentir un mieux-être et de comprendre ses émotions.

Étape 3 : Participer à un challenge

Organisé tout au long de l’année, les challenges Ad Victoriam – du latin « vers la victoire » – est un ensemble d’étapes multisports qui s’adresse à tous les blessés de la Défense, civils comme militaires. L’occasion de se rencontrer amicalement entre sportifs, sans objectif de performance. Il joue une place prépondérante dans le parcours de reconstruction physique et mentale. Les disciplines (cross, natation, basket-ball, course d’orientation…) sont adaptées aux différents handicaps référencés par le ministère des Armées.

Étape 4 : Au-delà du handicap, se dépasser

La reprise des activités sportives amène certains blessés jusqu’au sport d’élite et à la compétition de haut niveau. Les Invictus Games, les Jeux paralympiques ou encore les Jeux mondiaux militaires sont réservés aux sportifs les plus accomplis, avec des niveaux de sélection exigeants. Initiés en 2014 par la Grande-Bretagne, les Invictus Games sont des rencontres sportives internationales entre blessés de la Défense. C’est à Sydney que s’est déroulée l’édition 2018.

Les prochains Jeux mondiaux militaires auront lieu quant à eux en Chine en octobre 2019 : la France y sera représentée par de nombreux sportifs de haut niveau.

LE CHIFFRE À RETENIR
24 athlètes français ont participé aux Invictus Games 2018 à Sydney.
Note
(1) – Caisse nationale militaire de Sécurité sociale (CNMSS), Institution de gestion sociale des armées (Igesa), Centre national des sports de la Défense (CNSD) et Unéo.

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