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Qualité de vie & Sports

Prévenir le coup de chaleur

Le coup de chaleur est une urgence médicale. Le militaire peut tout particulièrement y être exposé, comme tout un chacun en cas de séjour dans un pays chaud. S’hydrater régulièrement et adapter ses efforts aux conditions climatiques font partie des quelques mesures préventives à mettre en place.

Qu’est-ce qu’un coup de chaleur ?

Le coup de chaleur est lié à une perturbation de la régulation de la température corporelle. Celle-ci est contrôlée par l’hypothalamus, une partie du cerveau qui permet de maintenir la température du corps autour de 37°C. On distingue deux types de coups de chaleur :

  • Le coup de chaleur classique, causé par une exposition prolongée à une température élevée. S’il affecte principalement les personnes âgées et les jeunes enfants, c’est une préoccupation importante pour les militaires projetés en opération extérieure dans les pays chauds.
  • Le coup de chaleur d’exercice (CCE), résultant notamment de la production de chaleur du corps. Il touche surtout les jeunes hommes en bonne santé physique tels que les sportifs ou les militaires. Le CCE constitue donc un risque important pour les militaires soumis à des entraînements sportifs importants : c’est le cas dans tous les corps d’armée, au sein desquels les militaires sont amenés à fournir des efforts intenses et prolongés lors de course à pied notamment, réalisée en tenue de combat avec port de charge.

 

Symptômes

La dérégulation de la température temporelle, directement liée au coup de chaleur, provoque une déshydratation progressive. Elle peut s’accompagner de signes avant-coureurs d’un coup de chaleur : maux de tête, nausées et vomissements, étourdissements, pouls et respiration rapides. S’ajoutent d’autres symptômes, certains pouvant avoir des conséquences neurologiques ou même être fatales, d’où l’urgence médicale :

  • Une fièvre (hyperthermie) avec une température ≥ à 39°C.
  • Une soif intense qui peut s’accompagner de signes cutanés : peau sèche et brûlante, sans transpiration.
  • Des signes neurologiques graves : troubles de la conscience plus ou moins marqués (confusion, irritabilité ou agitation, voire perte de connaissance, convulsions fréquentes, délire, coma).
  • Des manifestations cardiovasculaires : état de choc…
  • Parfois des signes digestifs : nausées, vomissements et diarrhées…
  • Une chute de la tension artérielle.

Dans le cas d’un CCE, une rhabdomyolyse (dégradation du tissu musculaire d’intensité variable qui libère une protéine toxique dans le sang) peut survenir.

LES BONS RÉFLEXES LORSQU’UNE PERSONNE MONTRE DES SIGNES DE COUP DE CHALEUR
Dès les premiers signes annonciateurs d’un coup de chaleur et dans l’attente des secours, la personne doit être refroidie (avec des compresses d’eau fraîche notamment), allongée dans un endroit frais avec les pieds légèrement surélevés, et, dans la mesure du possible, hydratée. En effet, la gravité du coup de chaleur est en lien avec l’importance de l’hyperthermie, le temps de la prise en charge thérapeutique et la persistance de la fièvre.

Comment prévenir les coups de chaleur ?

Afin de prévenir le coup de chaleur classique :

  • Hydratez-vous régulièrement avec une eau moyennement minéralisée, sans attendre la soif. En cas de fortes chaleurs, il est recommandé de boire au moins 1,5 à 2 litres d’eau par jour pour un adulte et de proposer régulièrement de l’eau, notamment entre les repas, aux bébés et aux enfants.
  • Ne consommez pas d’alcool : il favorise la déshydratation.
  • Consommez des aliments riches en eau : fruits et légumes frais, crudités, soupes froides, etc.
  • Portez des vêtements amples.
  • Évitez de sortir aux moments les plus chauds de la journée et restez dans des lieux frais ou climatisés.
  • Prenez une douche fraîche et utilisez un vaporisateur d’eau.
  • Maintenez votre habitation au frais en fermant les stores et volets aux heures les plus chaudes.
  • Limitez les efforts physiques.

Dans le cadre des activités militaires, afin de limiter le risque de CCE :

  • Consommez des boissons légèrement salées avant et pendant l’activité physique.
  • Adaptez progressivement vos efforts.
  • Prenez le temps de vous acclimater lorsque vous arrivez dans un pays chaud.
  • Veillez à ce que tout effort musculaire soit adapté aux contraintes climatiques.

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